Les pouvoirs publics ont alloué une enveloppe de 40 milliards de dollars au soutien à la relance économique.

temmar.jpgLe ministre de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement a indiqué que «prochainement, une société de l’investissement basée sur le marché des capitaux sera créée». S’exprimant hier à Alger, au cours de la 2e journée du Colloque sur la communauté algérienne établie à l’étranger, Abdelhamid Temmar a passé en revue la stratégie nationale de la promotion de l’investissement. Il a souligné, de ce fait, que la relance économique ne peut être acquise que par le biais de la stabilité politique et sociale. «Cette stabilité, nous avons cherché à l’avoir depuis 2004», poursuit-il.

Rappelant, au passage, que la réforme économique qu’il a entamée depuis, s’est basée sur 4 axes, entre autres, le développement du système financier, la création d’un marché des capitaux, le foncier et enfin la rationalisation du marché.
En réponse à Fateh Ouzzani, président du Réseau des Algériens Diplômés des grandes écoles et universités françaises (Reage) faisant état de l’existence de «400 experts algériens établis à l’étranger», Temmar a fait savoir qu’il est «possible d’annuler l’appel d’offres international lancé récemment pour la création de 13 SED (Société économique de développement)», en précisant que «du moment qu’on a ces experts, on peut compter sur eux sans avoir besoin de faire appel à des étrangers. Ainsi, il est souhaitable que ces experts se regroupent dans des sociétés-conseil. Autrement dit, des bureaux de consulting» Sur sa lancée, le ministre a indiqué que «toutes les politiques de développement national accordent un intérêt particulier à la communauté nationale établie à l’étranger et au rôle qu’elle a à jouer dans ce domaine». Et de souligner que la communauté algérienne établie à l’étranger se doit de jouer un rôle de soutien à la stratégie de relance de l’économie nationale menée par le gouvernement.
D’ailleurs, le ministre a invité la diaspora algérienne à s’impliquer directement dans cette stratégie en apportant son expérience en matière de consulting et d’investissement, notamment dans le développement de l’industrie, de l’agriculture et de la pêche. Dans ce contexte, M.Temmar a rappelé, par ailleurs, que «l’Etat a fait une politique volontariste. De ce fait, 40 milliards de dollars ont été alloués au soutien à la relance économique». Et d’ajouter «jusqu’à présent, nous avons 20 textes de loi traitant de l’investissement».

Pour sa part, le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme Chérif Rahmani a fait savoir que son département «est en négociation avec le ministère des Affaires étrangères afin de faciliter l’accès des étrangers en Algérie».
Il a relevé, au passage, qu’il y a «1,4 million de touristes algériens qui se rendent à l’étranger. Quant aux touristes qui viennent en Algérie, 70% sont des immigrés.» Et de conclure qu’«il y’a un guichet unique pour soutenir le tourisme en Algérie ainsi que 20 projets qui seront réalisés d’ici fin 2008».

M.Rahmani a, en outre, appelé les représentants de cette communauté à contribuer au bon déroulement du Schéma directeur de l’aménagement touristique (Sdat 2025) visant à faire de l’Algérie un pays récepteur de touristes et non pas seulement «émetteur». Abondant dans le même sens, Mohamed Seghir Babès, président du Conseil national économique et social (Cnes), a affirmé que la communauté algérienne résidant à l’étranger est au centre de la feuille de route tracée par le Conseil.
Il a relevé ainsi que toutes les activités du Cnes accordent de l’importance aux préoccupations de cette communauté et au rôle qu’elle peut jouer dans le développement national.

A ce titre, M.Babès a indiqué que les représentants des Algériens vivant à l’étranger seront invités, en tant qu’observateurs et participants à un sommet économique et social prévu en décembre prochain à Alger.
La session conjointe des Conseils économiques et sociaux respectifs de l’Algérie et de la France, programmée aussi au mois dé décembre prochain, constituera une occasion de plus pour soulever les problèmes et préoccupations des membres de cette communauté, a-t-il ajouté. L’Algérie est, aujourd’hui, un pays en pleine effervescence.

En effet, de plus en plus de filières étrangères s’y installent et ouvrent des succursales à travers tout le pays. Restaurants, showrooms automobile, téléphonie, vêtements; ils sont des dizaines dans tous les secteurs à vouloir percer dans ce pays du Maghreb.
Les innombrables projets et chantiers algériens nécessitent des technologies avancées et à la pointe, ainsi que des capitaux, ce qui laisse une grande liberté de choix aux investisseurs établis à l’étranger, que ça soit dans l’habitat, la construction des routes et autoroutes, ou l’aménagement urbain.

Lynda BEDARL’expression