Source : www.cfcm.tv

aydar2.jpgCette année encore comme les années précédentes, certains responsables du CFCM, particulièrement ceux du Comité National des Elections (COMELEN : instance nationale du CFCM pour la préparation des élections présidée par Haydar Demiryurek, également candidat à la présidence du CFCM) et ceux des Comités Régionaux des Elections (CORELEC : instances régionales), ne dérogent pas à la règle : encourager la fraude et le non respect du règlement électoral.

Nonobstant les règles iniques et anti-démocratiques du système de scrutin codifié dans les statuts et dans le règlement électoral du CFCM, il n’en demeure pas moins que ce règlement scellé entre les différentes fédérations qui composent le CFCM et l’Etat doit être appliqué à la lettre, comme le musulman doit, mutatis mutandis, respecter la parole qu’il donne quand il s’engage. L’éthique et la déontologie sont des valeurs qu’on ne peut piétiner.

Comme vous le savez maintenant, le système de scrutin du CFCM est digne et juste seulement pour ceux qui se considèrent comme des citoyens de seconde zone dans cette République démocratique. Pour mieux comprendre la supercherie de ce mode électoral, nous vous invitons à lire les articles suivants :

Bientôt les élections du CFCM. Que faudrait-il changer ?

CFCM : la Grande Mosquée de Paris continuera-t-elle à danser avec les loups ?

Des fraudes, il y en a eu à la pelle : arnaques sur les superficies pour dégager un nombre plus important de délégués (grands électeurs), irrégularités concernant la nomination des personnes qui composent les CORELEC, décisions prises sans qorum , procès verbaux non-signés etc. Les personnes qui ont travaillé au sein des CORELEC et du COMELEN ne signent aucun engagement écrit permettant d’établir et de garantir le respect du règlement électoral. De ce fait, en cas de fraude concertée, aucun outil ne nous permet de traduire les protagonistes coupables en justice. Par contre il est possible de saisir la justice par rapport à des faits non conformes au règlement et aux statuts.
Des fraudes ont été également observées au niveau du paiement des cotisations par les associations gestionnaires des lieux de culte au CRCM et au CFCM. Normalement ces cotisations sont obligatoires et conditionnent la participation ou non aux élections, elles doivent être payées par l’association gestionnaire du lieu de culte participant aux élections et non par un tiers.

L’argent doit normalement transiter par les CRCM, qui au passage ponctionnent la part due au CORELEC pour couvrir les frais de son « fonctionnement » et transmettent la part qui est due au CFCM via le COMELEN. Par exemple, en Alsace, cela n’a pas été le cas. Les cotisations ont été payées par les fédérations et non par les lieux de culte. La part due au CORELEC Alsace n’a aucunement été encaissée par le CRCM, l’argent est resté au niveau des membres du CORELEC court-circuitant ainsi les vérifications qui devaient être faites par le trésorier du CRCM Alsace. Mais bon ce n’est pas un scoop, les personnes du CORELEC Alsace ne sont pas connues pour leur honnêteté et le respect des règles !

Vous pouvez également lire le témoignage de Abdallah Zekri, qui faisait partie du COMELEN, dénonçant certaines fraudes : Elections du CFCM : les fraudes massives sont dénoncées (suite)

L’article 6 du règlement électoral du CFCM et des CRCM

Article 6 – Le dépôt des listes auprès des CORELEC doit intervenir en vue de sa validation au plus tard trois semaines avant la date du scrutin de l’assemblée électorale régionale fixée au niveau national.

Le vendredi 6 juin 2008, soit deux jours avant la date du scrutin, voici le message qu’envoyait Hadj Thami Breze président de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) à l’ensemble des membres du COMELEN, des responsables de CORELEC et des présidents de CRCM.
Il ne s’agit nullement d’un message tiré d’une discussion privée, mais d’un simple message rédigé par un responsable du CFCM à l’attention d’autres responsables concernant une question importante d’utilité publique. D’ailleurs la problématique de ce message a été reprise dans un communiqué de l’UOIF publié sur leur site Internet (cliquez ici).

Chers frères,
Asssalamou alaikoum

Je m’adresse à vous pour évoquer la grande difficulté à laquelle nous sommes confrontés par rapport à la situation dans laquelle nous nous trouvons suite à la décision du Bureau Exécutif du CFCM du non report des élections -réunion du 4 juin- et suite à la validation tardive de listes candidates par le Comelen -réunion du 5 juin- soit 3 jours avant l’élection en elle-même. Alors que les statuts et le règlement électoral prévoient trois semaines.

Après concertation avec le correspondant du Corelec, Monsieur Merzak El Bekkay, il s’est avéré qu’il est techniquement impossible aujourd’hui de convoquer officiellement par courrier les délégués des mosquées, constituant le corps électoral, pour venir voter le jour du scrutin du 8 juin, le temps étant extrêmement court.

Cela impliquera forcément que pour palier au manque de la convocation, plusieurs formes d’informations se feront : bouches à oreilles, téléphones, mobilisation par les têtes de listes. Malgré l’usage de ces moyens non officiels, si des délégués ne sont pas informés ou convoqués, dans ce cas, le CRCM Ile-de-france et son Corelec dégageront toute responsabilité.

Ces élections se déroulent malheureusement dans le non respect des règles et des délais prévus dans les statuts en dépit du travail réalisé en amont pour les mettre en place.

Cette situation est indigne du culte musulman en France et de son pays.

Fraternellement

Lhaj Thami Breze
Président du CRCM Ile-de-France centre

Plusieurs points attirent notre attention :

  1. Le non respect de l’article 6 du règlement électoral par les CORELEC et le COMELEN, qui pourrait être suffisant pour annuler les élections dans la quasi-totalité des régions pour ne pas dire toutes.
  2. La négligence du COMELEN sur ce point précis, sachant que cette structure doit être garante normalement du respect du règlement. A ce titre il est possible d’assigner le CFCM (structure qui a mis en place le COMELEN) en justice afin qu’il réponde de ses responsabilités quant au non respect de l’article 6 du code électoral et, pourquoi pas, faire annuler les élections. Si un juriste nous lit, son avis sera le bienvenu.
  3. Malgré le fait que cette faute volontaire de ne pas respecter l’article 6, les électeurs étaient quand même au rendez vous (enfin seulement 80%) le jour du vote, cela ne fait que renforcer l’idée que les électeurs en question étaient plutôt une bande de copains proches et militants des fédérations que de vrais électeurs choisis d’une manière « démocratique » et neutre aux seins des mosquées.
  4. Sur un plan plus éthique, le COMELEN ne ressent-il aucune honte à avoir bafoué le règlement ?