Alors que la date des élections législatives en Algérie se précise, le président Bouteflika serait en phase selon le Matindz, de se séparer de son gouvernement et plus particulièrement de son premier ministre Ahmed Ouyahia, dont les relations ne sont pas au beau fixe.

Alors que le pouvoir algérien essuie échec sur échec en matière de réformes politiques économiques et institutionnelles, le moment semble avoir sonné pour le président de désavouer son premier ministre, déjà isolé dans son propre gouvernement et dont la fonction avait considérablement été réduite.

Cette manoeuvre poursuit une théorie politique connue des sciences politiques, celle de Machiavel : « la fin justifie les moyens » et les ministres ne sont finalement que des fusibles chargés de sauter à la place du président qui conserve quant à lui une certaine légitimité et ce dépit d’un bilan accablant, d’un système financier à des années lumières des réalités du monde des finances internationales.

Depuis 2008 (l’année de prise de fonctions d’Ahmed Ouyahia) deux révisions constitutionnelles ont vu le jour, mais leur portée a quant à elle été plus que relative. Une constitution qui a toutefois permis au président de renouveler pour la troisième fois son mandat présidentiel, voire sans doute une quatrième fois, si le ridicule ne tue pas.

Quoiqu’il en soit, le chapitre Ouyahia est bientôt achevé, emportant avec lui les multiples scandales financiers qui ont éclaboussé certains hauts fonctionnaires de l’Etat.

SourceLe Matin Dz