Mourad Dhina – Mouvement Rachad. La Cour de Paris a rendu aujourd'hui sa décision concernant la demande d'extradition du Dr Mourad Dhina présentée par le régime algérien aux autorités françaises.

La présidente de la chambre d'instruction, dans un bref délibéré, a rejeté la demande d'extradition, conformément à la Convention algéro-française de 1964 et des dispositions du Code de procédure pénale la considérant comme n'étant pas fondée.

Cette décision était attendue par la plupart des observateurs présents au cours de la dernière audience du 20 juin dernier qui avait alors révélé l'inconsistance du dossier et les incohérences de la justice algérienne.

C'est finalement après près de 6 mois de détention à la prison de la Santé de Paris et plusieurs demandes de mise en liberté provisoire rejetées par la Cour que cette décision est tombée. Le public s'est plu à relever qu'au cours de la même audience, un justiciable rwandais suspecté de crimes contre l'humanité et de génocide faisant l'objet d'une demande similaire d'extradition de son pays comparaissait libre.

Le rappel de l'affaire

Dr. Mourad Dhina, opposant au régime algérien, cofondateur du mouvement Rachad et directeur exécutif de l'ONG Alkarama de Genève, vivant en Suisse depuis près de 20 ans, a été arrêté par la police française à Orly le 16 janvier 2012 à la demande des autorités algériennes et incarcéré à Paris à la prison de la Santé.

Depuis de nombreuses années le régime d'Alger a cherché à neutraliser le Dr Dhina en l'accusant d'appartenance à un groupe terroriste activant en Suisse pour justifier leurs demandes d'extradition à ce pays qui n'y a cependant jamais accordé suite.

Communiqué – Paris, 4 juillet 2012 – www.freemourad.org