el-baradeiLe trois juillet, j’ai exprimé ma crainte de voir les Égyptiens se comporter comme les pieds nickelés. Finalement, ils font pire, ils descendent aux enfers de la tragédie qu’ils n’ont pas voulu lire avec des yeux de vivants.

Aristote nomme la  Tragédie grecque le chant du bouc en référence aux peaux de bouc portées par les acteurs et au caractère cathartique de la désignation du bouc émissaire par lequel la société frappée de malédiction conjurait le sort en offrant l’un des siens en offrande sacrificielle. La tragédie grecque a le génie de porter en scène des mythes dont le texte est connu depuis longtemps par le public et par les acteurs et qui viennent jouer en public l’histoire d’une victime courageuse qui lutte contre le destin cruel et inéluctable décidé par les divinités de l’Olympe contre l’homme ou le demi-dieu qui a osé les défier ou prendre sa liberté. La tragédie grecque a dominé le théâtre de l’Empire romain, elle a inspiré Shakespeare qui a mis en scène la cruauté des rois, mais aussi la culture anglo-saxonne qui conjugue intrigue et amour autour du pouvoir.

La force du jeu des comédiens n’est donc pas de raconter la vérité ou de dénouer l’intrigue puisque l’issue fatale est connue par tous depuis le début. La force et l’art de la tragédie résident dans l’illusion savamment orchestrée par les spectateurs qui répondent en chœur aux artistes sur scène. C’est davantage par le chœur qui se lamente et qui répond, qui appelle et qui consent que les acteurs tissent la narration pour en faire une intrigue réelle (du verbe in tricare qui signifie tricoter dans l’intérieur) faisant oublier son caractère affabulatoire et son issue cruelle. Ce ne sont pas les contradictions sociales et religieuses de l’époque qui sous-tendent la trame, mais l’illusion de participer à l’intrigue. Le talent des commerçants et des managers de la Tragédie grecque réside dans leur capacité à mobiliser des foules, car c’est la voix de la foule nombreuse dans qui va amplifier l’émotion. Plus la foule est grande, plus l’émotion est grande, plus le mouvement (dans l’imagination ou dans la rue) est grand. La langue latine est éloquente puisqu’elle nous apprend que se mouvoir et s’émouvoir ont la même racine « movere ». Le plus des acteurs n’est pas de jouer juste ou vrai, mais de faire bouger les foules. Pour les Grecs le mouvement que nous avons étudié dans la cinématique est Kenema signifiant cinéma. Pour des raisons historiques le terme grec de cinétique est devenu citere pour signifier plus tard des sens de mouvement comme citer un texte pour dire aller chercher un texte, citer quelqu’un en justice pour signifier le ramener devant la justice. Les préfixes latins que j’ai utilisés dans « Résistance globale » à l’Empire autour du verbe vont donner au déplacement latin des sens merveilleux qui rappellent la tragédie grecque : inciter à la violence, susciter de la haine,  réciter la voix de son maitre, publicité pour l’Occident.

Au-delà des jeux de mots, il y a l’histoire et la tragédie humaine. En Égypte nous avons l’empreinte des Pharaons, des Grecs et des Romains. Il faut y ajouter la perfidie et l’hypocrisie des Bédouins.

La puissance du verbe et la magie de la parabole permettent à chacun de construire ensuite sa propre narration et d’effectuer son propre mouvement idéique et politique.

C’est la vocation pédagogique, mais aussi manipulatrice, du mythe et de la Tragédie que de mettre en scène une foule en délire qui devient Pygmalion qui se confond avec sa propre sculpture au point d’en tomber amoureux et de l’épouser puis subir les malheurs de ce mariage contre nature et finir pétrifié regardant ses propres filles finir prostitués. Les mythes et la Tragédie grecque qui entretiennent les illusions de l’imagination sont cruels. L’Occident façonné puis blasonné par les mythes n’a pas de sentiment, mais une compétence à raisonner pour nous faire bouger dans la direction qu’il veut et nous faire émouvoir dans une allégresse de joie ou dans un immense chagrin qu’il retourne à son avantage selon son récit que nous colportons et que nous amplifions par paresse intellectuelle et par stupidité politique.

Ainsi Mohamed El Bradei le nouveau chef du gouvernement est annoncé comme une surprise alors que nous sommes une poignée d’Arabes et de musulmans à l’avoir annoncé. Ce coup d’annonce est une tragédie. Elle est en train de se jouer devant nos yeux ouverts ou fermés, nous en connaissons l’issue.

La première lecture semble dire que le choix s’est fixé sur ce prix Nobel de la paix pour donner des garanties à la communauté internationale qui avait décidé de lui attribuer ce prix pour le rôle courageux et avisé dans la destruction de l’Irak. La communication stupide des Frères musulmans, renforce cette idée, en colportant les propos attribués à El Baradei donnant sa caution à Israël en présentant les islamistes comme des négateurs de l’Holocauste et en présentant le président par intérim, Adly Mansour, de Juif sabatéen. Il me fait penser au président du conseil constitutionnel algérien en janvier 1992. Ce dernier me fait penser à sa fille, l’ancien ministre Souad Benhabilles qui s’affiche avec l’ancien patron de la DST pour dénoncer les « islamistes libyens » au nom de la lutte anti-terroriste, mais n’aborde pas la transgression du droit ni celle de l’agression de l’OTAN.

Al Jazeera, Al Ibahiya comme l’a appelé le frère Salah Eddine, qui rend licite l’effusion de sang, continue de manœuvrer dans les coulisses et d’inciter à la violence faisant fi de toute analyse politique qui exige vigilance et prudence. Il ne s’agit plus de parler de coup d’État mené par l’armée ni des fautes politiques des Frères, mais de purifier la société égyptienne des laïcs, des Juifs, des Chrétiens. C’est le même discours de ceux qui veulent éradiquer les ennemis de la démocratie, les ennemis de la femme et les ennemis de l’Occident et d’Israël. Notre opinion compte très peu devant l’opinion des pétrodollars et devant celles des civilisés.

Mon opinion  sur l’Égypte est celle que l’Occident se fait sur Œdipe : tuer le père pour libérer le fils. La signification religieuse, idéologique, psychanalytique et politique n’est pas exagérée. C’est cette signification qui donne la dimension, l’intensité et la portée de la Tragédie qui est en train de se jouer : éradiquer le mouvement des Frères Musulmans considérés comme le père de l’Islam politique. Je reviendrais plus tard sur leur imbécillité qui les a menés vers cette posture de victime et qui les conduit vers l’holocauste où on immole les sacrifices humains pour apaiser les dieux. La Fontaine a bien illustré l’holocauste dans sa fable « les animaux malades de la peste ». Je reviendrais sur la littérature orientaliste qui voulait présenter Youssef (as) comme une visitation du mythe d’Oedype et que les civilisés arabes en Égypte et en France répètent comme des perroquets qui viennent de découvrir le sens des mots et qui se racontent des histoires, des rumeurs, des préjugés historiques, culturels  et sociaux, sans se donner le temps et la probité de lire un verset du Coran.

Le Cheikh Tayeb d’Al Azhar est venu apporter la contradiction religieuse à Qaradhawi en appelant au refus de l’effusion de sang des musulmans, quel que soient leur position politique et leur camp idéologique. La tragédie c’est que ce qu’il dit est une évidence. Cette contradiction ne vient pas comme une fausse note dans la tragédie qui a fait verser le sang des Libyens et des Syriens, elle vient comme  une autre voix inconsciente qui récite, qui rejoint le chœur… Le Halal et le Haram ainsi que la sacralité de la vie et des biens du citoyen sont une vérité inviolable, mais encore une fois il est attendu des savants musulmans de conserver leur voix autonome et responsable pour expliquer les raisons de la violence et les moyens de l’éviter. Toute parole qui n’explique pas ajoute de la confusion et devient soit un murmure dans le chœur assourdissant soit un écho à ce chœur.  La voix des savants musulmans et des imposteurs intellectuels est prise en flagrant délit de mensonge, de confusion et de déclarations qui ne changent rien à la tragédie. Les animaux malades ont choisi l’âne et la vache pour les donner en pâture au lion, au chacal et au renard. La forêt peut gémir, la forêt peut hurler, le fort dévore le faible, le mythe continue de se raconter aux crédules…

Ce qui ne passe pas inaperçu et que certains reporteurs étrangers ont signalé dans leur direct : que fait l’armée ?

L’armée elle a fait un coup d’État. Elle aurait pu épargner à l’Égypte cette tragédie en cherchant d’autres solutions. En vérité elle ne veut rien épargner, car elle est otage de la tragédie qu’elle est en train de jouer sans en connaitre les tenants et aboutissants. Pour l’instant elle met en place le décor. Je vois deux objets dans ce décor :

1 – Elle ne s’interpose pas entre les deux camps alors que moralement, politiquement et pénalement elle est responsable de la vie des citoyens, abstraction faite qu’elle est la véritable détentrice du pouvoir. Les abrutis peuvent crier vive l’armée, mais le comptable des morts, des blessés et des ruines devra un jour répondre de ses actes. Elle n’est pas en train de jouer un rôle d’arbitrage, mais de faire pourrir la situation pour se donner légitimité et légalité à réprimer et à éradiquer ceux qu’elle a laissé accéder au pouvoir pour se donner le temps de souffler, de gérer les contradictions et de rendre visible toute l’organisation secrète des Frères Musulmans qui sont frappés d’amnésie, d’inaptitude et de folie depuis la « révolution » égyptienne. Isolés sur la scène internationale, mis à nu et criés par un chœur national, ils sont poussés à la faute, à la révolte, à l’insurrection. Dans cette mise à mort tout le monde est d’accord. Le Qatar a passé la main à l’Arabie saoudite : les salafistes entrent en jeu ajoutant de la confusion et du désordre pour le malheur des Arabes et des musulmans. Qaradhawi et l’esprit partisan ont fait suffisamment de tort à la communauté : El Baradei peut jouer son rôle en l’inversant : il répond au chœur. Victor Hugo a depuis longtemps cassé l’édifice de la Tragédie classique tout en s’attaquant à Napoléon et à son régime. Nous, les Arabes, fascinés par nos colonisateurs, nous sonnons toujours midi à minuit. Nous entrons dans le récit dans la récréation ou en épilogue.  Nous sommes des réminiscences de la tragédie des autres. Nos limbes ne peuvent emmagasiner notre histoire ni nos voix se faire l’écho de nos tragédies incessantes depuis plus de cinq siècles.

2 – El Baradei n’est pas un choix fortuit. Il ne répond pas à la logique de la communauté internationale comme on veut le présenter pour simplifier la donne à des opinions qui ne veulent pas réfléchir. Même l’information selon laquelle il a été choisi sous condition qu’il ne présente pas aux prochaines élections présidentielles fait partie de la Tragédie qui nous donne l’illusion d’un avenir et l’illusion d’autres candidats dans ce qu’on appelle les démocrates ou les laïcs. Pour l’écrivain Alaa Al-Aswani, « le Prix Nobel de la paix s’est retiré de la course à la présidentielle pour ne pas cautionner une démocratie de façade ».  Lorsque les intellectuels ont une poutre dans les deux yeux comment s’étonner que le peuple ne soit émeutier, indifférent, vandale…

3 – Morsi est non seulement emprisonné, mais caricaturé par les médias arabes et égyptiens anti islamiste. On porte atteinte à l’image d’un homme qui a été président. Ces erreurs ne font pas de lui un minable dont il faut se moquer par un arrêt sur image choquante prise sur une vidéo. La moquerie pour affaiblir un homme et le présenter tordu, flou, louche n’est pas une éthique. :

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Les trois points convergent vers une seule conclusion : Il y a une volonté d’aller à l’affrontement pour donner légitimité et légalité à la répression, mais aussi pour éradiquer les chances politiques futures des Frères Musulmans. Ils savent qu’ils ont une expérience et une organisation et le jeu consiste à détruire cette organisation et l’impliquer dans une effusion de sang, une sorte de catharsis sanguinaire qui détourne le peuple à jamais de l’islam politique et social. J’espère me tromper. Le temps a montré que sur le plan logique les militaires et les éradicateurs arabes se trompent en choisissant les solutions extrêmes. Ils sont, sur le plan démocratique et populaire une minorité. Les islamistes devraient comprendre qu’il y a d’autres voies que l’imposition de leur majorité et de leurs vérité pour se faire aimer et se faire respecter. Ils sont au service d’une foi et non partisans d’un parti politique ou d’un mythe semblable à celui de leurs éradicateurs. Qaradhawi et les Frères musulmans n’ont pas choisi la voie du « juste milieu ».

L’Égypte est le pays des magiciens de Pharaon, l’administration des Romains et les mythes des grecs. Elle reste la convoitise de l’Occident et la proie de ses prédateurs internes. Dans la mise à mort « cruelle » des animaux dans la forêt il y a égalité de chances entre le prédateur et la proie. Dans la mise à mort du héros de la tragédie grecque, il y a mise en exergue de l’héroïsme surhumain contre les dieux. Mais dans la mise à mort de son adversaire politique il n’y a pas de place au sentiment, à la dignité et à l’honneur. Non seulement il faut criminaliser et diaboliser son adversaire malgré qu’il se soit montré incompétent à comprendre la crise et à se défendre, mais il faut le provoquer et l’humilier.

El Baradei, sans dignité et sans gloire,  non seulement joue le rôle de l’appât, mais celui de la muleta. Sa nomination, attendue, a pour objectif de provoquer et d’humilier les partisans de Morsi.

L’homme blessé dans sa chair ou dans ses droits peut pardonner et supporter l’injustice ou la fatalité et endurer le temps de reprendre ses forces. L’homme blessé dans son amour propre risque de ne plus se mouvoir selon la raison et les exigences historiques, mais selon le chœur qui excite l’affect.

المعارضة بمصر لا تدعم الانقلاب ومزيد من الاستقالات

Lorsque l’injustice est instrumentalisée, et j’en suis convaincu, nous sommes au-delà du coup d’État militaire pour des raisons politiques et idéologiques. Nous sommes dans l’horreur des tribunaux d’inquisition et de la chasse au sorcières.

Je ne crois pas au mythe du complot, mais force est de constater que nous ne savons pas réciter (mettre en  mouvement  les souvenirs) alors que l’Occident connait notre mentalité et notre histoire et sait comment agir sur nos motivations (dont la racine n’est que motivus : mouvement), car nous sommes figés dans notre immobilisme et nos corps mentaux et sociaux ne réagissent qu’aux impulsions de l’extérieur. Écouter comment les traditions de l’Occident agissent sur notre pathos (mouvement des humeurs et des comportements) à travers, à titre d’exemple voici ci-dessous deux extraits tragiques du mythe d’Orphée qui rejoint celui d’Ulysse et d’Hercule:

Premier extrait  exprimant  la manière  dont Apollon a pénétré dans le cœur  de la Sibylle de Cumes, la prophétesse, quand elle s’apprête à révéler à Énée  la manière de rejoindre le séjour des morts pour y rencontrer son père :  « La vierge dit « C’est le moment d’interroger les destins: le dieu! voici le dieu! » Comme elle prononçait ces mots devant les portes, tout à coup son visage, son teint se sont altérés, sa chevelure s’est répandue en désordre; puis sa poitrine halète, son cœur farouche se gonfle de rage; elle paraît plus grande, sa voix n’a plus un son humain: car elle a déjà senti le souffle et l’approche du dieu. « 

Second extrait  : La prêtresse invite alors Enée à formuler sa prière à Apollon; puis, quand le dieu se prépare à répondre au  héros par la bouche de la Sibylle, voici comment cela se passe : « Cependant, rebelle encore à la possession de Phébus, la prêtresse se débat monstrueusement dans son antre, comme une Bacchante, et tâche de secouer de sa poitrine le dieu puissant;  lui n’en fatigue que plus sa bouche enragée, domptant son cœur sauvage, et la façonne à sa volonté qui l’oppresse »

Érotisme, cannibalisme, pouvoir, sang, fascination des mots et mise en scène sont les traits des Romains, des Grecs et de la civilisation gréco-romaine sans Dieu, mais avec un panthéon. La vertu, la démocratie,  les droits de l’homme, la vérité sont des illusions. El Baradei qui n’a pas pu avoir des voix au premier tout ni fonder un parti d’opposition se trouve, par le miracle de l’illusion, porté par la voix du peuple et celle de la baïonnette. Les fautes et les erreurs des Frères Musulmans et leur inculture politique ne peuvent expliquer la cristallisation d’amour autour du perdant.

Comme en Grèce Antique, la démocratie est fermée aux esclaves, hommes ou femmes, mais les gradins de la Tragédie sont ouverts à tous. Il faut remplir la salle et transmettre les clameurs. Les Romains avaient innové dans leur cinéma médiatique qui faisait acclamer la foule en extase devant les gladiateurs armés massacrant les esclaves enchainés : ils avaient introduit les drapeaux et le pain. Le « Circences panem » assurait  la grandeur de Rome et la glorification des Césars plus que la politique et l’administration.

Le khobzisme, avec ou sans pain, est sans doute l’effet tragi-comique le plus remarquable de la plèbe arabe et de ses intellectuels interlocuteurs validés par l’Occident. Enée a eu, au moins,  le courage de faire le voyage initiatique aux enfers et de ne pas tuer son père qui l’a aidé à sortir de son embarras entre la voie du bien celle des Champs Elysée et la voie du mal celle des Tartares. Elle a est entré dans la légende en sortant par la  porte qui  s’appelait du nom mythique « Songes Trompeurs ». Par quelle porte vont sortir les miteux de notre époque désenchantée où les retournements de situation sont ahurissants.

L’empire et la Tragédie vont continuer d’occuper nos cœurs jusqu’à la véritable Sahwa.

Je ne peux achever ce texte sans m’interroger sur les motivations de nos frères chiites et iraniens qui se réjouissent des malheurs de  leurs adversaires (Kadhafi et Morsi), même si ces derniers n’ont pas été tendres avec eux ou s’ils se sont comportés comme de véritables imbéciles. Où est la fraternité musulmane ? Où est la solidarité face à la tragédie humaine ? Ou sont les grands principes ? En ce moment, Allah est témoin, j’ai de la peine, de la douleur pour tous.

Aristote et Virgile ne sont que des repères pour construire notre tragédie et l’insérer dans celle du monde occidentale. Pour sortir de cette tragédie nous devons nous aligner sur les comportements moraux de notre Prophète (saws). Il  nous a ordonné de dire à celui qui a fait du bien « tu as bien du bien » et de dire à celui qui a fait du mal « tu as fait du mal » et ne pas se taire face à  n’importe quel censeur. Celui qui se tait devant l’injustice et cache la vérité Allah lui jettera l’opprobre, le privera d’eau et lui infligera l’oppression de son ennemi. Les ennemis qui nous dominent et qui veulent nous opprimer davantage pour exporter leur crise sont nombreux. Ou bien un sursaut de dignité ou bien une oppression interne et externe.

Omar MAZRI