syrieQuelques heures après le grand Roque , la presse nous révèle le bouleversement sur la situation du monde à la veille d’une guerre. Voir à ce sujet  Partie d’échec sur l’armement chimique : les bons et les mauvais joueurs.

1 – Les observateurs estiment que la perspective d’une guerre a reculé de 50% ce qui déplaît considérablement aux faucons de l’Empire, aux sionistes, à Erdogan, aux Bédouins et à l’opposition armée syrienne

2 – Obama saute sur l’occasion sans aviser ses conseillers et transforme ses interventions destinées à le soutenir face au Congrès  en « soutien » à la proposition russe ce qui crée de la tension au sein de son propre cabinet et  nuit au lobbying   favorable à la guerre. J’avais annoncé qu’Obama est dans une position d’échec au sens symbolique et technique du jeu d’échec devant le grand Roque russo-syrien qui place Poutine dans l’axe central et met dans l’ombre Obama de plus en plus effacé et inopérant. La presse anglo-saxonne met en exergue l’isolement et la confusion d’Obama devant une opinion mondiale et américaine de plus en plus hostile à l’Empire.

3 – Le Hezbollah prend la place centrale dans les craintes d’Obama qu’il affiche devant les caméras lorsqu’il évoque la guerre en Syrie. Affaire à suivre. J’ai toujours maintenu que l’objectif réel de la guerre était une expédition punitive contre le Hezbollah lequel a pris l’initiative en Syrie pour déjouer son enfermement. Le grand Roque russo-syrien montre le Hezbollah comme la Tour qui passe de la défensive à l’offensive.

4 – L’Empire n’a pas l’habitude de tenir compte des opinions du peuple, mais la loi de l’Istidraj le met dans une situation d’inconfort, de doute, de confusion jusqu’à ne plus savoir ce qu’il peut et doit faire pour se libérer de sa chute inexorable.  Voir à ce sujet G20 Saint-Petersbourg : Le jour d’après

5 – Le vote des parlementaires est reportée avec tout ce que l’on sait comme conséquences sur l’agenda de la guerre intérieure (politique)  et sur l’agenda de la guerre militaire en Syrie. Non seulement l’intention de vote est estimée dans le sens d’une majorité du non à la guerre, mais le non l’emporte dans le clan des Républicains traditionnellement favorables aux guerres de l’Empire.

6 – La confusion dans le bloc occidental est sans doute l’élément le plus significatif, car personne ne semble voir l’issue. Après l’enthousiasme béat qui leur faisant voir la proposition russe et l’accord syrien comme une capitulation, ils se ravisent et ne veulent pas voir le fond du problème qui leur fera perdre la tête : le rapport des forces militaires n’est pas à 100% en faveur de l’Empire et du sionisme comme d’habitude. Ils ressentent la confusion et l’angoisse, mais ils ne savent pas où va les conduire la guerre intérieure qui les mine de l’intérieur et qui ne relève pas du fonctionnement démocratique, mais de la tyrannie de leurs appareils ayant apparence démocratique.

7 – C’est sans doute la première fois que nous voyons les campagnes médiatiques sionistes se trouver sans efficacité et prises dans une dialectique qui leur échappe totalement si on fait abstraction des discours habituels de haine et de mensonge.

8 – La France comme la montagne qui accouche d’une souris se propose de proposer une résolution française au Conseil de sécurité dont personne ne devine le contenu, les objectifs et  les chances d’être accepté.

9 – Le caractère destructeur ou raffiné de la partie d’échec dépend d’un accord tacite entre les joueurs. Lavrov vient de mettre au pied du mur l’administration américaine en disant qu’elle était informé de l’effort russe de trouver une issue pacifique. Les alliés européens et tout particulièrement la France ne sont pas des acteurs que les puissants consultent. Hollande et Fabius deviennent de plus en plus insignifiants dans le concert des nations, mais ils persistent à ne pas le voir.

10 – Il est à redouter une opération sous fausse bannière ou un attentat terroriste qui serait imputé à la Syrie, à l’Iran ou au Hezbollah qui pourrait relancer la machine médiatique et l’appareil militaire et faire diversion sur le grand Roque.  Dans Abou Amama et la future dernière guerre de l’Empire   j’ai évoqué les dates symboliques américaines du 11 septembre ainsi que celles du calendrier juif du mois de septembre dont

  • La « Fête des Cabanes » du mercredi 18 au soir au mercredi 25 septembre 2013 à la tombée de la nuit après de laquelle il n’y a plus de repentir.
  • La « Kislev » du jeudi 21 novembre au soir du 23 novembre 2013 où il est question de la venue du Messie et de la délivrance. C’est ce que toutes les religieux  attendent par  leur désir d’asseoir une explication eschatologique à l’histoire et laisser au Messie fils de Marie le soin de les délivrer de leur adversaire.
  • La fête de « Hanouka » du mercredi 27 novembre au soir au jeudi 5 décembre 2013. Elle correspond à l’opération plomb durci contre Gaza en 2009.

11 – Dans le jeu d’inversion des positions, le Président syrien interroge l’Amérique en posant les questions sur lesquelles Obama et son Administration n’ont pas de réponses :

«Le Congrès (américain) va voter dans quelques jours, et je crois que le Congrès est élu par le peuple pour le représenter. Les élus devraient donc se demander : « Qu’apportent les guerres à l’Amérique ? » Rien. Aucun gain politique, aucun gain économique, et pas une bonne réputation»

Omar MAZRI