Pour la première fois depuis l’annonce de sa candidature à la prochaine élection présidentielle en Algérie (prévue le 17 avril), Abdelaziz Bouteflika est apparu à la télévision.
Le chef de l’Etat algérien a en effet reçu l’émissaire de l’Emir du Koweït devant les caméras de Canal Algérie, la chaîne nationale.

On voit le Président discuter avec l’émir du Koweit, il bouge les deux mains, et saisit même un dossier tendu par son interlocuteur. Une maigre consolation pour un Président censé être en grande forme. Abdelmalek Sellal assurait il y a quelques jours que “non, Bouteflika est en bonne santé. Il a toutes les capacités intellectuelles pour faire campagne”. Cependant, les images montrent quand même un homme encore affaibli, qui convaincront difficilement tout un électorat. D’autant plus qu’il n’a toujours pas parler au peuple directement après l’annonce de sa candidature.

Cette apparition du si discret président Bouteflika intervient alors que l’Algérie célèbre ce lundi le 43e anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures. Parmi les premiers pays à avoir réussi à nationaliser son industrie d’hydrocarbures, dès le 24 février 1971, l’Algérie est l’un des membres les plus importants et influents de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole).  Le jour choisi par Bouteflika pour «réapparaître» n’est donc sans doute pas le fruit du hasard. Mais ce dernier reste toujours aussi muet. Une fois de plus ce lundi, plutôt qu’un discours de leur président, les téléspectateurs algériens ont dû se contenter d’un communiqué de ce dernier, lu par une tierce personne. Une situation qui continue de susciter bien des interrogations sur l’état de santé d’Abdelaziz Bouteflika.