Communiqué – Mosquées et Musulmans Solidaires – MMS,

En ces temps où toute occasion est bonne pour discréditer les musulmans et leur religion, il y urgence à mettre fin au « souk du label halal ».

Au fil des ans qui passent, le concept du « halal » est devenu un attrape-nigaud qui sert à attirer des consommateurs musulmans crédules. Il est fortement exploité par 3 grandes mosquées, arbitrairement désignées par LES POUVOIRS PUBLICS français, au mépris de la loi sur la séparation de la religion et de l’État en France, pour agréer les sacrificateurs dans les abattoirs.

C’est l’histoire du film « l’arroseur arrosé » de la Grande Mosquée de Paris et sa société de certification Société Française de Contrôle de Viande Halal – SFCVH qui nous pousse à réagir au sein de Mosquées et Musulmans solidaires.

Après l’avoir agréée pendant plusieurs années, soutenue, voire faciliter son introduction dans la Grande distribution et auprès d’industriels spécialisés en produits carnés destinés à l’exportation, la Grande Mosquée de Paris se dit victime du comportement de sa société de certification (SFCVH) qu’elle qualifie de frauduleux.

La SFCVH, comme beaucoup de sociétés de certification crées par les grandes mosquées qui sont « cautionnées par l’État laïc », se sont surtout distinguées en accordant le label halal à des chaînes d’abattage de poulets tout en sachant que c’est trop compliqué de les contrôler. Élevés sans voir la lumière, les poulets sont stressés et 8 % des volailles arrivent mortes à l’abattage, victimes de crises cardiaques. Par rapport au Coran, il est interdit de manger un animal mort avant l’abattage rituel, ce qui devrait empêcher légalement ces sociétés de certifier ce genre d’abattoirs. Pourtant, ces poulets sont vendus dans le commerce comme de la viande halal. Il n’est pas exagéré d’estimer ainsi que la moitié de la viande qu’on prétend halal ne le soit pas réellement, sans pour autant qu’elle soit vendue comme tel de manière malhonnête…

C’est pour toutes ces raisons, mais surtout parce que l’État, en contradiction totale avec les principes de la laïcité qu’il est chargé de défendre, de faire respecter et de respecter, a décrété que l’abattage rituel doit être effectué EXCLUSIVEMENT par un sacrificateur habilité par les mosquées de Paris, d’Évry et de Lyon sans qu’un consensus ait pu être dégagé entre les organisations religieuses musulmanes de France sur la définition du halal, que Mosquées et Musulmans solidaires étudie sérieusement la nécessité de saisir le Conseil d’État pour faire annuler tous les décrets pris dans ce domaine, plus particulièrement le décret 97-903 du 1er Octobre 1997.

En effet, comme l’ont réclamé certaines institutions musulmanes et mosquées de France, c’est aux seuls musulmans qu’il appartient de s’accorder sur la définition du halal et sur les procédures de contrôle et de certification pour éviter que les confusions les plus absurdes continuent de prospérer lorsqu’il s’agit de traiter du marché halal.

Aussi, le fait qu’il n’existe pas de label ou de certification claire, comme pour les produits bio, laisse place à toutes les interprétations. Pour remédier à cela, Mosquées et Musulmans solidaires de France et des experts dans les domaines appropriés planchent sur une norme « halal » conforme aux exigences réglementaires de la certification en France.

Cette démarche a pour objectif de faire naitre un label France halal dont les retombées financières contribueront pour partie au financement du culte et d’institutions éducatives, universitaires et de formation des jeunes citoyens français de confession musulmanes, compatibles avec les principes et les valeurs de la République et de la démocratie.

Mosquées et Musulmans Solidaires – MMS

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