Autonome en nourriture et en énergie, un village 100 % durable et zéro déchet devrait voir le jour en 2017 à Almere, à vingt minutes en train de la capitale des Pays-Bas. Une banlieue modèle, en phase avec son siècle et pas hippie pour un sou. 

L’écoquartier d’Almere produira plus de nourriture que les fermes traditionnelles de taille identique et en utilisant moins de ressources. (© Effekt)

L’écoquartier d’Almere produira plus de nourriture que les fermes traditionnelles de taille identique et en utilisant moins de ressources. (© Effekt)

Fruit d’une collaboration entre l’agence immobilière américaine RegenVillages et du cabinet d’architecture danois Effekt, l’écoquartier résilient d’Almere débutera par l’installation de 100 habitations. Un projet pilote qui a  pour ambition d’être le premier d’une longue série d’infrastructures identiques à travers le monde. De façon à vivre en harmonie avec notre planète qui comptera bientôt 10 milliards d’habitants.

Rien ne se perd, tout se transforme

Comme l’explique We Demain, qui a repéré l’information, le quartier produira lui-même son électricité grâce à l’utilisation d’énergies renouvelables comme la géothermie, les panneaux solaires et l’éolien, combinés à la biomasse. De même, il produira sa propre nourriture biologique comme l’explique James Ehrlich, le PDG de Regen Villages au site d’information américain Fast Company :

“Nous prévoyons de produire de la nourritures bio en abondance chaque année – des légumes, des fruits, des oléagineux, des légumineuses, du poisson, des œufs, du poulet et de petits animaux riches en lipides et en protéines – qui poussera en permanence au sein des cultures verticales et produira tout au long de l’année, en complément des jardins saisonniers et des fermes adjacentes.”

Ainsi, le quartier produira plus de nourriture que les fermes traditionnelles de taille identique et en utilisant moins de ressources. Un haut rendement rendu possible grâce à la combinaison de plusieurs types d’agricultures durables comme l’aquaponie, l’aéroponie, la permaculture ou encore les jardins-forêts.

Un système intelligent auquel se mêlent des pratiques de tri et de recyclage systématiques créant ainsi un circuit vertueux où les déchets organiques des habitants seront transformés en biogaz et en nourriture pour des animaux d’élevage, qui eux seront consommés, tandis que leurs déjections serviront d’engrais aux cultures.

Gardons un œil sur l’évolution de ce projet résolument moderne et optimiste qui devrait bientôt sortir de terre et qui, espérons-le, s’étendra à d’autres pays.

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