L’organisation du Conseil Français du Culte Musulman était sensée remédier à la situation d’anarchie que connaissait l’islam en France. Deuxième religion dans l’Hexagone, l’islam n’avait aucune instance représentative, alors même que la Grande Mosquée de Paris aurait pu s’imposer dans ce rôle en offrant un rayonnement culturel et religieux plus crédible.
Plusieurs années après la mise en place énergique et volontariste du CFCM par Monsieur Nicolas SARKOZY, une forte désillusion s’est installée au sein de la composante musulmane de la société française.
Le but réel de cette instance “représentative”, dont l’édifice est aujourd’hui sérieusement lézardé, n’est toujours pas établi.
Son système de scrutin est ubuesque parce qu’il n’est pas conforme aux critères du suffrage universel. Dans la pratique retenue, ce sont la superficie des lieux de culte et l’arbitraire des présidents d’associations qui déterminent le nombre d’électeurs sensés participer au choix des dirigeants de cette instance “représentative”.
A-t-elle été imaginée, organisée et soutenue pour servir ou asservir le Culte musulman en France ?
Cet appel sera remis à Monsieur le Président de la République et à tous les Représentants élus de la Nation pour que la parole des musulmans d’en bas, les musulmans de toutes les régions, les villes, les campagnes et les banlieues françaises puisse enfin être entendue.
Son but ne vise rien d’autre que le souci de ses signataires d’être les porte-parole les plus fidèles de l’état d’esprit dans lequel se trouve le plus grand nombre de musulmans de France – en majorité citoyens de la république- qui ont le sentiment d’être victimes d’un véritable déni de démocratie et d’inégal bénéfice de la loi lorsqu’ils veulent participer librement et démocratiquement à l’organisation de leur culte et rendre transparente la gestion de tous les lieux qui s’y rattachent.
Ecoutez la conférence [Durée : 26′ 41]
En tant que penseur Algérien soucieux de dialogue, je suis heureux et honoré de vous adresser la parole. Je félicite le gouvernement allemand, le parlement de Berlin et tous les partenaires pour l’organisation de cet événement historique tourné vers l’avenir. Des poètes européens comme Holderlin, arabes comme El Moutanabi, et des penseurs spirituels ou humanistes comme les allemands Maître Eckhart et Goethe, turcs comme Jalal Din Rumi, Taha Hussein l’Egyptien, et l’Emir Abdelkader l’Algérien, et tant de citoyens éclairés, en somme l’immense majorité des êtres de cultures à travers les âges, des deux côtés, de la Méditerranée, nous invitent à l’ouvert et au vivre ensemble.