Pourquoi Bouteflika n’irait pas à Paris
L’Algérie ne peut cautionner un projet comprenant en son sein un pays comme Israël, qui continue de perpétrer des massacres en Palestine, ni une alliance avec le Maroc qui, en dépit des résolutions de l’ONU et de l’Union africaine, continue d’occuper les territoires sahraouis.
Selon des sources diplomatiques, le président de la République ne prendrait pas part au Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays de la future Union pour la Méditerranée (UMP) prévu à Paris le 13 juillet prochain. Selon les mêmes sources, le Président Bouteflika aurait d’ores et déjà signifié au président français, Nicolas Sarkozy, sa réticence à prendre part à un tel sommet.
La Présidence aurait informé l’Elysée de son refus d’être représentée au niveau du chef de l’Etat à ce rendez-vous diplomatique, lors de la dernière visite à Alger du chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner. Les observateurs de la scène politique méditerranéenne s’accordent à dire que la prochaine visite à Alger du Premier ministre français, François Fillon, n’apportera pas de grands changements quant à la décision de l’Algérie qui a décidé ainsi de faire l’impasse sur le sommet de l’Union pour la Méditerranée. Abdelaziz Bouteflika est convaincu de la justesse de sa décision. Les mêmes observateurs estiment que la décision du chef de l’Etat est loin de toute considération bilatérale et encore moins au fait que la France, initiatrice du projet, ait décidé unilatéralement au partage des postes.
La Grande Mosquée de Paris débarquera du CFCM le 8 juin 2008
Le samedi 11 avril 2008, la Fédération Nationale de la Grande Mosquée de Paris (FNGMP) s’est réunie dans le cadre d’une réunion du bureau exécutif pour débattre de sa participation ou non aux prochaines élections du Conseil Français du Culte Musulmans (CFCM) prévues le 8 juin 2008.
Il semblerait, selon nos sources d’information, qu’à l’unanimité, il a été décidé que la FNGMP ne participera pas aux élections du mois de juin, et, que cette dernière gèlerait dés à présent sa participation aux instances du CFCM.
L’investissement et la climat des affaires en Algérie ont été abordés à l’occasion d’une rencontre économique organisée à Londres.
La rencontre a été co-organisée par l’Institut royal britannique des affaires internationales (Chatham House) et la Society for Algerian Studies (Société pour les études algériennes). L’ambassadeur d’Algérie au Royaume-Uni et en République d’Irlande, Mohammed Salah Dembri, était présent. Au cours d’une intervention qu’il a faite à l’occasion, il a appelé les opérateurs britanniques à prendre exemple sur l’expérience de British Petroleum (BP) qui a misé sur l’Algérie vers la fin des années 90 pour occuper aujourd’hui une place « à laquelle il sera difficile à ses concurrents d’accéder ».
Par Benabdellah SOUFARI, président du conseil régional du Culte musulman d’Alsace
La superficie totale de la France est 551 000 km². Le nombre d’électeurs inscrits est de 42 millions. Selon la Constitution, seuls 76 électeurs par km² auraient dû voter pour choisir entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal lors de la dernière élection présidentielle. Cela signifie que seul 1 électeur sur 1 000 pouvait participer au choix du président de la République. Chaque électeur aurait été lui-même choisi par le maire de sa ville ou de son village, seul habilité à décider qui peut voter ou non.
Étonnant, n’est-ce pas ? Stupide même, non ?
C’est pourtant bel et bien cette règle qui est appliquée pour choisir les représentants du culte musulman en France.