Ghaza – CPI

Le véritable exploit sera d’offrir quelque chose au profit de l’humanité, dit le Palestinien Bilal Abdou Al-Aziz Ibrahim Al-Chiqaqi, 33 ans. Il espère que son doctorat, dans le secteur de l’électronique des communications modernes, pourra freiner certains accidents, causes de décès partout dans le monde.

Bilal Al-Chiqaqi, habitant de la ville de Rafah, au sud de la bande de Gaza, vient de terminer son doctorat en Algérie, en un temps record, et avec la mention la plus élevée : très honorable avec félicitations du jury. Il s’occupe actuellement de breveter deux des exploits de sa thèse.

Depuis son enfance, il rêvait d’étudier l’électronique, confie Al-Chiqaqi au correspondant de notre Centre Palestinien d’Information (CPI), à qui il a accordé une interview. Son père l’aidait beaucoup pour qu’il aille loin dans son rêve. Dès son neuvième anniversaire, il lui a procuré un ordinateur.

Le début

Et lorsqu’il a obtenu son BAC, il a obtenu une bourse pour étudier l’ingénierie ; c’était en 1999. Mais il n’a pu partir. Et en 2002, il a été emprisonné par les occupants sionistes. En 2007, il a obtenu un diplôme en électronique.

Le jour où la chance lui a été offerte d’aller faire son Master en Algérie, il a senti que le monde lui avait ouvert ses portes pour réaliser son rêve. Il a obtenu son master en dix-huit mois seulement.

Ce record, fait en 2009, est toujours à son nom.

Le parcours de recherche

A partir de ce moment, Al-Chiqaqi a commencé son parcours de recherche scientifique. Il a participé à plusieurs rencontres internationales. Dans une de ces rencontres, il a obtenu le prix des meilleurs articles présentés. Suite à cela, il a eu un deuxième professeur, de l’université de Bruxelles, pour sa thèse, une raison supplémentaire pour mettre les bouchées doubles.

Ensuite, l’université algérienne des sciences et de la technologie de Wahran l’a engagé. Ceci l’a beaucoup encouragé et lui a permis de travailler dans le laboratoire des signes et des images.

Lors de sa troisième année de doctorat, il est devenu professeur assistant, ses recherches ont commencé à donner leurs fruits et il a commencé à représenter l’université à toutes les occasions.

Au cours de sa quatrième année, en ce mois de mars 2014 précisément, il a obtenu son doctorat, sans parler de toutes ses études publiées par plusieurs périodiques scientifiques internationaux.

Les souffrances engendrent l’espérance

Tout cela ne s’est pas passé sans souffrances. Mais, « chaque fois que je me sens mal, que la dépression et le mal du pays sonnent à ma porte, je pense aux souffrances des réfugiés palestiniens », dit-il.

Une thèse remarquable

Le cœur de sa thèse est « le développement des systèmes électroniques intelligents pour conduire » qui sont beaucoup utilisés et peu sûrs, ajoute Al-Chiqaqi. Il propose un nouveau système aidant le conducteur par des systèmes optiques.

Ces systèmes ne sont pas seulement théoriques ; des expériences concrètes ont été menées pour les confirmer et améliorer. Les résultats ont été satisfaisants.

Les membres du jury ont salué le grand nombre d’informations avancées, en un temps record. Ce qui lui a valu les félicitations.

Un ambassadeur fier

Dr. Bilal est bien fier de ses réalisations. Il croit qu’en Algérie, il était un bon ambassadeur représentant la Palestine. Il est fier aussi qu’on lui ait confié le poste de vice-président de la division électronique de l’université, puis le poste de maître de conférences.

Sa fierté et sa joie se mélangent à celles de sa famille, ses parents, ses amis qui viennent de partout pour le féliciter.

A la fin de son interview faite à notre Centre Palestinien d’Information (CPI), Dr. Al-Chiqaqi s’adresse aux jeunes et aux élèves de la bande de Gaza. Il leur conseille de faire fi des difficultés et du blocus et de se fixer des buts forts et nobles, loin de toute arrogance.

Source : www.palestine-info.cc