L’historien Youssef Boussoumah nous livre, en vidéo, ses commentaires sur le massacre des algériens le 17 octobre 1961 à Paris.

Les massacres et génocides coloniaux ont préexisté à la seconde guerre mondiale, on a pas attendu Adolphe Hitler pour décimer des populations civiles innocentes.

Le 17 octobre 1961, plusieurs centaines d’Algériens étaient massacrés par la police française, des centaines étaient grièvement blessés, 15 000 autres étaient détenus, interrogés et parfois torturés, pendant près d’une semaine dans des stades parisiens. Leur crime : avoir manifesté pour l’indépendance de l’Algérie et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. A ce jour, la lumière n’a toujours pas été faite sur les acteurs institutionnels de ce crime d’État, de même que sur les complicités actives ou passives de celui-ci. Alors que l’on connait la responsabilité du préfet de police Maurice Papon, les responsables politiques français au plus haut niveau, le 1er ministre Michel Debré et même le président de la République Charles de Gaulle, sont curieusement épargnés jusqu’à ce jour. Mais au-delà des responsables directs, comment expliquer le peu de réaction de la classe politique d’opposition, celle qui aurait dû manifester à grands cris sa réprobation et qui par son silence a couvert ce massacre ? A commencer par la SFIO.

PS : Merci à Abden Nour, d’avoir capté ce moment.