«Le peuple algérien doit décider lui-même de son avenir et de son destin»

Contrairement à ce que les « indigents » politiques disent sur les réseaux sociaux, la Russie ne soutient pas le régime et ne lui donne aucune caution.

Vladimir Poutine, Sergueï Lavrov, Maria Zakharova disent en substance :

 « Le peuple algérien doit décider lui-même de son avenir et de son destin sur la base de sa constitution et dans le respect du droit international »

« La Russie refuse toute ingérence dans les affaires internes de l’Algérie ».

Plus clair que ça il n’y en a pas.

Il n’est pas question, pour les Russes, de soutenir le régime contre le peuple algérien ni de cautionner l’illégalité et l’illégitimité. Il est encore moins question de laisser l’Algérie subir les pressions américaines, françaises, turques et saoudiennes.

Bien entendu, la Russie défend ses intérêts, mais elle le fait partout dans le monde sur la base de sa nouvelle doctrine : pas d’ingérence dans les affaires intérieures sauf dans le cadre d’accords de coopération bilatérale ou d’alliance stratégique. Primauté au droit international, c’est-à-dire respect de la souveraineté nationale, respect des frontières et surtout respect du droit des peuples à l’autodétermination. La Russie est sortie de la période de composition stratégique avec l’Occident pour entrer dans celle de la confrontation civilisationnelle : une armée de cinquième génération, une diplomatie active et efficace, une lutte idéologique fondée sur l’âme russe orthodoxe et la culture philosophique et littéraire de ses grandes figures Léon Tolstoï, Fiodor Dostoïevski, Maxime Gorki, Anton Tchekhov, Nikolaï Gogol… La Russie de Poutine est dans la construction de la route de soie et de l’Eurasie qui s’étend à la Méditerranée et à l’Afrique du Nord sur le principe du « non-alignement » à l’Empire et ses sous impérialismes.

Les élites algériennes ont fait une mauvaise lecture de la guerre en Syrie et continuent de nous envoyer vers des impasses et de fausses représentations de la réalité géopolitique. Souvent la mauvaise lecture résulte de l’absence d’autonomie de pensée et de la méconnaissance des acteurs de la lutte idéologique qui veulent rester un monopole de fait et de pensée sur l’Algérie.

Pas de confusion s’il vous plait et pas de jugement à l’emporte-pièces. On veut isoler l’Algérie et la laisser territoire de chasse gardée. On veut aussi donner l’illusion que le régime algérien agonisant a une diplomatie active alors qu’il peine à convaincre les chancelleries comme il peine à convaincre le peuple algérien. Les Russes savent par expérience qu’ils ne peuvent compter ni sur la diplomatie algérienne ni sur la gouvernance algérienne des 30 dernières années, faute de vision stratégique et de compétence. Ils ne peuvent handicaper leur avenir en cas d’émergence de nouvelles élites compétentes donnant à l’Algérie une voix dans le concert des nations et une place de choix dans les rapports de force et d’intelligence dans les cadres géostratégiques.

Il ne faut lui faire aucune concession et l’obliger à perdre tout ce qui lui reste de semblant de légitimité. Même s’il conserve encore le pouvoir pendant quelques temps, il n’est pas en position de négocier quoique ce soit avec les Étrangers qui vont l’acculer à se déshabiller et à faire des concessions stratégiques. Même avec des concessions stratégiques, les Étrangers savent que ce régime et ses auxiliaires sont en fin de vie.

C’est maintenant, plus que jamais, que nous devons imposer aux Étrangers notre feuille de route. Ils n’ont qu’à l’accepter et respecter nos intérêts et nos droits sinon nous changerons de partenaires et au pire des cas nous vivrons en autarcie, l’Algérie est vaste, le peuple est déterminé, l’armée peut se battre.

Il faut déclarer à haute voix nos choix :

  • Partenariat transparent et mutuellement bénéfique sans monopole ni exclusive.
  • Partenariat dans le cadre de la concurrence internationale avec primat des intérêts du peuple algérien.
  • Aucun respect des traités et conventions signés avec les ennemis du peuple algérien.
  • Les Étrangers ont intérêt à rester neutre et à se ranger sur la volonté populaire, car si le régime corrompu a dilapidé 1000 milliards de dollars, l’Algérie dispose de richesses et de projets 100 fois plus rémunérateurs avec les grandes, moyennes et petites entreprises étrangères en rupture avec la corruption. Il ne s’agit pas de « tirer un coup » et s’enfuir comme un voleur ou un violeur, mais de travailler sur le long terme. L’Algérie est un immense chantier, un virtuel de richesses.

Si les Algériens se trompent de lecture et véhiculent, à travers la manipulation du peuple par la société civile et les partis politiques, le programme du régime en place ou ceux de la France coloniale et de l’Empire atlantiste, les Russes ne peuvent être plus « royalistes que le Roi ».

Omar MAZRIALGERIE RUPTURE

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